Au lever, nous vérifions que nos installations de séchage ont été efficaces. C’est parfait, tout est sec et nous avons bien dormit. Nous déjeunons au Tim Hortons en face.
La route jusqu’à Winnipeg est ordinaire. Le temps est frais, il pleut un peu. Nous traversons le point central du Canada. Les derniers 10 km avant d’entrer dans la ville ont probablement été pavés par le pire tata au Canada. On dirait qu’il a creusé des grosses craques au 6 mètres avec une pioche tellement les coups qu’on reçoit sont violents à vélo. Sans le savoir, Olivier et moi débutons aujourd’hui une grande relation de haine avec ce stupide travailleur de la construction imaginaire. Il recevra toutes nos plus grandes injures à propos des routes en piteux états pour les jours à venir.
Nous dinons au Taco Bell, question de faire changement de chaîne de fast-food. En après-midi, le vent est toujours aussi fort, mais au moins le soleil sort et nous bronze un peu. Nous roulons moins longtemps, et décidons d’arrêter notre journée à St-Anne, un village francophone au sud-est de Winnipeg. Nous trouvons là un joli restaurant (joli restaurant = bonne nourriture + jolie serveuse), ou nous rencontrons un sympathique couple d’éleveurs de brebis qui nous invite à dormir chez eux, juste à l’extérieur du village. Ça tombe bien parce qu’on s’enlignait pour aller se camper cachés derrière l’église parce qu’on trouvait rien d’autre.
Nous arrêtons à la crèmerie avant de se diriger chez nos hôtes. Randy, Solange, Michel et Wian nous acceuillent les bras ouverts (c’est à dire avec une douche bien chaude, du bon thé et des biscuits). Solange nous fait faire le tour de l’étable des champs. Nous tombons dans le moment le plus occupé de l’année, celui des accouchements. Pendant 2 semaines, les brebis vont mettre au monde des portées de 3-4 agneaux, et ce, 24h sur 24h.
Nous avons donc la chance de voir tout le processus (les brebis enceintes, les petits nouveaux-nés de la dernière heure, les accouchements, les petits de 2-3 jours qui apprennent à courrir) et de voir à quel point ça demande du travail (les éleveurs se lèvent au 2h la nuit pour vérifier que tout se déroule bien). Un beau moment enrichissant auquel on ne s’attendait pas.
On aime bien notre voyage.