Ceci n’est pas un résumé de journée, seulement un petit truc comique du voyage.
Pour nous aider à soulager nos douleurs musculaires des premières semaines de vélo, ma gentille soeur Marie-Michelle nous a conseillé de prendre de la glucosamine en nous spécifiant que “on sait pas ce que c’est, on sait pas ce que ça fait, mais paraît que ça fonctionne”. À Brooks, dans les prairies, nous nous sommes acheté un gros flacon de “pilules”, un combiné d’anti-inflamatoire et de glucosamine que nous devons prendre deux fois par jour (et les comprimés sont gros comme une saucisse-cocktail).
Ainsi, depuis maintenant 3 semaines, matin et soir, nous jouons aux petits vieux quand vient le temps de prendre nos “médicaments”. Vous devriez nous entendre quand on sort le flacon: “AAhhh! C’est Adrien qui nous a donné ça!”, crie Olivier avec sa voix de débile. On s’appelle Pépère et on jase de rhumatisme. L’autre matin, Olivier à la table de picnic me regarde en brassant la bouteille…c’est l’heure des pilules. J’ai pris le temps de m’approcher en boîtant.
Aussi, la prise de pilule a considérablement modifié notre vocabulaire. On s’amuse à garnir nos phrases de vieux mots et de vieilles expressions (6h de vélo par jour = on s’invente des jeux). Voici une liste incomplète, faites nous savoir les vôtres!
- Pentré: anglicisme de pantry pour parler d’un comptoir
- Bête puante: remplace le mot moufette
- Culottes courtes: pour parler de nos cuissards
- Retontir: quand on arrive à quelque part.
- Tour de machine: pour une balade en voiture
- “Dans mon temps à Noël, on avait un orange”: un classique
- Grouiller: remplace le verbe bouger
- “mets ça dans ta pipe”: remplace “dans les dents”
- “badre toi pas de tsa”: remplace “ne t’en fais pas”
Et le pire dans cette histoire de glucosamine, c’est que nos muscles et nos genoux vont de mieux en mieux. Mais on a malheureusement aucun moyen de savoir si c’est la glucosamine ou bien nos 6 jours de vélo par semaine qui améliore nos jambes. Mmmm…..
29 mai 2007 à 23h41
Bête puante.. hahaha, toujours impressionnant à placer dans une phrase, surtout si la prononciation est parfaite:
Bête pu-antt (faut presque rusher la fin du mot pour atteindre l’excellence)
Sinon, y a le tout aussi efficace “drabe” qui impressionne la gente féminine d’un certain âge. Drabe, dans le sens de “quelque part entre le jaune pis le gris”, ou dans le sens d’ennuyant à mort.
30 mai 2007 à 7h51
Hmmm ça fait réfléchir, car j’utilise couramment “r’tontir”, “grouiller”, “mets ça dans ta pipe” et “bâdre toé pas de t’sa”!
Suggestion:
- Quand c’est dégarni et que ça fait un peu tout-seul, c’est chnu.
30 mai 2007 à 8h34
Salut les gas ! Pour ajouter à votre vocabulaire de (p’tit vieux ), je me suis
rappelé des expressions d’expert en la matière; Mamie et Papi,
J’espère qui vous reste le l’argent dans votre WALLET pour vous payer un
bon CORNET DE CRÈME À GLACE. EN TOUT CAS j’espère que les BOLS DÉCLOSET
sont propre dans les campings…À LA REVOYURE LES FLOTS !!!!!
30 mai 2007 à 9h29
Salut les gars!
Voici quelques expressions québécoises pour animer votre jeu de vieillard:
- J’ai la langue comme du bardeau (avoir soif)
- Serres toé la babiche (Se privée de quelque chose)
- J’ai le balai bas (Être triste)
- Y’a du monde su’l balcon (La ’serveuse’ a une grosse poitrine)
- Agousser les filles (crouser)
- Baise-moi l’ail! (Va te fait foutre!)
Enfin, voilà ce que j’ai retenu de mon cours de littérature québécoise de cette année. De plus, j’ai fait un test avec notre chère mami… Elle était implacable et savait toute les expressions! Défi : utiliser ces expressions dans une vraie situation face à des ontariens…
Bonne chance les boys!
Marie-Michelle
30 mai 2007 à 11h47
dieu que le temps passe vite !
vous êtes déjà en Ontario, c est incroyable, j ai l’impression que vous êtes parti la semaine derniere…
c est moi qui suis un petit vieux, le cul assis sur ma chaise de bureau 8 heures par jour !
30 mai 2007 à 14h18
La pantry c’est le garde-manger ou la dépense, pas un comptoir!
Pis pour “badre”, j’aurais plus tendance à dire “badre-toi pas avec ça” pour préserver la construction de l’originale, “don’t bother with that”.
30 mai 2007 à 17h48
Et que faites-vous de la MATRICE… nous femmes ne pouvons nous passer de la matrice lorsqu’il est question de la reproduction. L’utérus bref…
30 mai 2007 à 19h13
Wow! Merci pour la participation! On est impressionnes.
Creme a glace, c’est probablement ma preferee. On arrete pas de l’utiliser et j’ai oublie de l’ecrire hier. et Olivier vient de penser a l’excellente expression “aller aux vues” pour aller au cinema.
merci encore de vos commentaires!
2 juin 2007 à 1h13
J’ai pour mon dire que mes ”ailleux” sont ceux qui font bein du sens pis que la pantry, bein c’est le comptoir!!! Laissez-vous pas enfirouaper par cte ptit ch’napan là. Talleur pendant que j’me r’fredissais à caler ma canisse d’eau, je jasais à mam’ Beaulieu ma voisine par mon châssis pis a n’en revenait pas de la grosse ouvrage que vous faites dans vot’ voyage à virailler à gauche pis à droite, à chercher du bon manger, à laver pis sécher vot’ accoutrement…avec cte beau programme là, vous avez pas le temps de courrir la galipotte si vous voulez ach’ver votre voyage de bécycle à pédales. On va vous souhaiter que l’bon dieu soit de vot’ bord jusqu’à fin pis qu’une tralée de monde fasse pareil comme vous autres.
Matante Lili
4 juin 2007 à 4h01
-Ça vieillit pas beau!
-Aide moi à jaler le frigdaire! (tirer vers soi)
4 juin 2007 à 8h38
En allant chercher ma “malle” j’ai trouvé une saudite de belle carte postale de par chez-vous. J’étais tellement contente.
J’en ai fait bénéficier le bureau parce que le “buck” sul le cover du “cartron” était génial!
Lâches pas mon Frank. On a juste hâte de te voir en “canecon” pour admirer tes cuisses de dieu grec.
Merci de nous faire voyager avec vous.
A votre expression pantré j’ajouterai le “sing” comme dans le sing (lavabo) sul la pantry est sale.
Merolte
5 juin 2007 à 12h00
Ha oui, j’oubliais cette savoureuse expression:
«Je mettrais bien mes pantoufles en dessous de son lit.» (j’y ferai pas mal à celui-là).
Merolte
13 juin 2007 à 22h14
Y’a aussi Grand-M’man qui disait :”Ben voyons, t’es attriqué comme la chienne à Jacques!” (Ça, c’est quand c’est “ben laitte” pis qu’les couleurs vont pas ensemble!)